12 décembre : rencontre-débat Appels à projets au MANS !

 » Entre appels à projets et non opposabilité de nos conventions : vers l’ubérisation du travail social ? ». C’est le thème de la rencontre-débat qui se déroulera au MANS mardi 12 décembre à 14 h (Rotonde des associations 4 place d’Arcole près du Palais des congrès à 10 ‘ de la gare).

En présence de Xavier GUILLOT, secrétaire général de l’UFAS, de Pascale GUINIEC (intersyndicale Protection de l’enfance du 49).

Les dégâts des Appels à projets, en réalité mises en concurrence des associations pour raisons budgétaires, ne sont plus à démontrer. Dans le 49, mais aussi le 53, le 44, le 85, le 37 en 2018 (et déjà contre la Fondation VERDIER et l’ASEA 37 qui se sont vues retirer brusquement 4 millions d’euros de subventions)…Les « opérateurs » historiques sont lentement délaissés au profit de prestations au moins-disant financier et de droits pour les salariés, et les dispositifs deviennent de plus en plus précarisés…  Pendant que les conventions sont attaquées par tous les moyens et que se dessinent les contrats CDI de missions, de projets et la flexiprécarité des salariés : va-t-on vers des professionnels et des dispositifs  à moindre coût sur des durées limitées, pour s’occuper de populations elles-mêmes de plus en plus fragilisées, là ou l’accompagnement socio-éducatif et de soins doivent s’inscrire dans la durée et l’engagement ?

Mineurs isolés étrangers, jeunes majeurs en difficultés : même galère !

La CGT soutien les initiatives qui se développent sur tout le territoire pour soutenir les mineurs isolés étrangers et mineurs non accompagnés (MIE/MNA), de même que les actions des professionnels en faveur des aides aux jeunes majeurs, notamment au terme de leurs parcours dans les dispositifs de Protection de l’Enfance ou PJJ quand leurs difficultés nécessitent encore aide et protection.

Les missions de Prévention, d’action éducative en milieu ouvert, d’AED avec des moyens suffisants, d’accueil et de placements de qualité plutôt que dans des hôtels délabrés et sans soutiens éducatifs, doivent être renforcées. La journée du 20 novembre était l’occasion de rappeler ces principes alors que tant de mineurs sont à la rue, avec tous les dangers que cela comporte. Voir également communiqué de l’ANAS et site InfoMIE.

Céline Boussié RELAXEE !

Notre collègue, ancienne AMP à l’IME Moussaron, a été relaxée et lavée de toute accusation en diffamation par le tribunal de Toulouse. La direction de l’IME de MOUSSARON qui avait osée se porter partie civile a été déboutée !

Entourée de ses deux filles, de son Comité de soutien et du syndicat CGT, Céline, ovationnée et très émue, a exprimé une pensée pour les lanceurs d’alerte dans le social et médico-social : « C’est un message d’espoir magnifique pour les lanceurs d’alerte ; la parole doit être libérée, c’est un combat pour l’humain ».

Article 50 du PLFSS = mort en 2018 de notre CC 66 !

Le gouvernement, à travers l’article 50 du projet de loi de financement de la sécurité sociale, entend mettre fin à l’opposabilité des Conventions collectives couvrant les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, et ce dès 2018 ! Cela concerne la CC 66, la CC 51, la CC 65, la Croix rouge française, les Centres de lutte contre le cancer et l’hospitalisation privée.

En clair, dès 2018, les financeurs (ARS et Conseils départementaux) pourront décider unilatéralement de ne plus financer les dispositions conquises inclues dans les conventions collectives, c’est à dire tous nos droits, toutes les contreparties pour lesquelles nos anciens s’étaient battus, simple reconnaissance de la pénibilité (congés, primes, …).

SIGNEZ la PETITION ! EXIGEONS le RETRAIT de cet ARTICLE 50 ! MOBILISEZ-VOUS, notamment le 20 NOVEMBRE !

10 novembre 2ème journée noire des assocs !

Après l’action pour les APL et l’action contre la suppression des contrats aidés dans les associations du 18 octobre, une nouvelle journée d’action est prévue à l’appel du Collectif des associations citoyennes le 10 novembre.

260 000 postes en emplois aidés supprimés d’ici 2018 : ce « plan social » d’une brutalité sans précédents est dénoncé à travers une déclaration déjà signée par 5 700 acteurs associatifs.

Certes un premier recul visant à une « sanctuarisation temporaire » (!) de certains contrats aidés a été mis en oeuvre, mais sans rien changer du montant global des crédits budgétaires si les associations ne se battent pas.