APPELS à PROJETS dans le 37 : Manif le 14 !

Manif vendredi 14 décembre 2018 (14 h 30 pl liberté TOURS) : les salariés des associations du secteur social seront en tête. Notre syndicat CGT Montjoie a obtenu l’avis de la Commission conjointe d’information et de sélection d’appel à projets dans l’Indre-et-Loire. Cet avis consultatif nous serait favorable pour le « lot 1 », donc seulement  pour 36 places d’hébergement et 3 accueils de jour et pour 12 accompagnements en PEAD pour janvier 2019 suite à dénonciation des CPOM par le Conseil départemental d’Indre-et-Loire… mais le « Lot 4 » est déclaré « infructueux ».

Ce 5 décembre 2018 nous avons écrit à l’employeur pour connaître les conséquences de cet avis sur le volume et la structure des effectifs de salariés, sur le projet éducatif et pédagogique, les moyens, les redéploiements éventuels, etc.… ce 11 décembre le CE a (enfin) été consulté mais partiellement et pas pour avis, sur la réponse et le projet déposé par l’employeur, et de ce fait n’a toujours pas pu émettre d’avis motivé alors que c’est la loi !

Depuis des mois pourtant notre syndicat, le CE et nos élus font part de leurs inquiétudes et demandent la transparence et à être consultés…  « quid » du lot n° 4 (TOURS Centre) pour lequel l’employeur nous affirmait que nous avions rendu une réponse « extraordinaire » justifiant une prime de 3 000 € à certains cadres cet été mais qui à ce jour n’est pas attribué, étant déclaré « infructueux » ? Nous diffusons le communiqué intersyndical concernant ces appels à projets qui impactent toutes les associations du secteur (ADSE, Verdier, SOS Jeunesse, Apprentis d’Auteuil, Fondation Action enfance, Montjoie).

ELECTIONS du CSE à MONTJOIE

LUNDI 17 décembre 2018 se déroulera le second tour des élections du Comité social et économique (CSE) à MONTJOIE, appelé à fusionner les instances CE, DP et CHSCT. Notre syndicat, seul, a négocié l’accord d’entreprise et obtenu des avancées par rapport au premier projet proposé par l’association : il y aura 13 membres du CSE titulaires (et 13 suppléants) dont 5 (au lieu de 4) membres de la Commission santé sécurité conditions de travail (CSSCT), et des représentants de proximité (dits « locaux » par l’employeur) qui pourront intervenir sur ces questions au niveau local dans chaque établissement et service et dont nous avons obtenu notamment le doublement d’heures de délégations mensuelles. Cela reste un accord régressif (il y avait 48 élus avant les ordonnances Macron) mais tout de même mieux que le minima légal. Voir notre bulletin de nov. déc. qui détaille ce dispositif. Mais rien ne se fera sans les salariés !

Merci aux salariés qui se sont mobilisés dès ce 1er tour où nous obtenons 85.55 % des voix en titulaires (la CFDT 14.45 % et 25 voix).

La négociation du protocole d’accord électoral s’est déroulée ce 25 octobre. ATTENTION : rien n’est fait pour favoriser le vote des salariés : outre la date choisie (un lundi, parfois jour de congés en internat ou de récupération, alors que nous souhaitions que ce soit un jeudi comme auparavant), l’employeur, fort de ses valeurs « sociales » depuis six ans, réduit drastiquement les possibilités de vote par correspondance (autorisé uniquement à notre demande pour les assistant.e.s familiales.iaux, surveillants de nuit, et salariés en arrêt maladie mais seulement de plus de deux mois) et diminue les bureaux de vote (il faudra aller au Siège où il est très difficile de se garer, pour tous les salariés de : ETEM, ETAPES, CEJM 72, CEF 72, CSAPA CARUUD, CADA, ACT 72, APPUI 72 et Maison-relais, FSL et CPH  ! Un seul Bureau à LA ROCHE-sur-YON pour tout le 85 des Herbiers à Château d’Olonne et La Mothe Achard et AED, à NANTES pour les ACT 44 et 49 d’ANGERS, à SAINT CYR pour tous les services du 37 : MDA, DAO, CEJM 37 et UPASE 37 !). Bureaux de vote au SERAFM EMAF, CESM, CEF 61, CT 53 pour les salariés de ces services. Malgré ces entraves, au second TOUR, encore plus nombreux, MOBILISEZ-VOUS !  VOTEZ !

28 et 29 JUIN 2018 pour la Protection de l’Enfance !

Grève et actions contre les Appels à projets et la mise en concurrence « low cost » de la Protection de l’Enfance en FRANCE. Rassemblement à 12 h Jeudi 28 juin à NANTES devant le Palais des congrès à l’occasion des Assises de la Protection de l’Enfance (voir site de la fédération CGT Santé et action sociale).

Dans l’Ouest, les dégâts des Appels à projets dans le MAINE-ET-LOIRE font tâche d’huile : dans le 44, mais aussi maintenant en INDRE-ET-LOIRE où les associations doivent répondre aux appels d’offre du Conseil départemental avant mi-juillet, tout le dispositif de Protection de l’Enfance étant remis en jeu et les CPOM (pourtant récents) dénoncés !

L’objectif officiel est toujours de mieux répondre aux besoins et de mieux couvrir les territoires… celui officieux est de faire des économies avec prix de journées imposés et budgets contraints, obligeant à ne plus respecter les conventions collectives et accords d’entreprise, à embaucher du personnel sous qualifié, à proposer des dispositifs au rabais, et à étrangler peu à peu le secteur social associatif non lucratif.

Des dispositifs précaires avec des salariés précarisés, pour s’occuper de publics eux-mêmes en précarité et dont la prise en charge nécessite du temps et d’inscrire l’accompagnement dans la durée est déjà en soi inacceptable !… Mais les différences de traitements selon les départements créent une inégalité de services rendus entre les territoires de la République insupportable !

SALAIRES CC 66 + 1 centime d’aumône = point à 3.77 € !!!

La valeur du point  gelée à 3.76 € depuis avril 2013 et qui devrait être en réalité à 4.11 € juste pour ne pas perdre de pouvoir d’achat sur cette période (+ 9.5 % indice INSEE) passe à… 3.77 € !!! Accord Employeurs-CFDT, évidemment agréé par le ministère (notre syndicat n’a pas fait valoir son droit d’opposition) : on dit merci qui ???

Depuis 2013 la valeur du point avait perdue 9.5 % au regard de l’inflation ! le 1er novembre 2007 le point était à 3.67 € soit une progression de seulement 9 centimes en 10 ans. En réalité la valeur du point a perdue 26 % sur les 15 dernières années, plus du quart de sa valeur ! Cela impactait particulièrement les jeunes professionnels puisqu’ils sont en début de grille, et que certains coefficients étaient en dessous du SMIC ! Alors que tout augmente !

Cette hausse pitoyable de … 0.27 % au 1er février 2017 (avenant 340) est complétée par un avenant 341 (arrêté du 08 02 2018 ; JO du 17 02 18) pour aligner au niveau du SMIC les classifications de début de carrière des agents administratifs et de bureau, moniteurs adjoints d’animation ou d’activité, agents de service intérieur, ouvriers qualifiés. En revanche toujours le gel des indemnités kilométriques (depuis 3 ans) et disparition du projet de prime exceptionnelle CITS !!!

10 novembre 2ème journée noire des assocs !

Après l’action pour les APL et l’action contre la suppression des contrats aidés dans les associations du 18 octobre, une nouvelle journée d’action est prévue à l’appel du Collectif des associations citoyennes le 10 novembre.

260 000 postes en emplois aidés supprimés d’ici 2018 : ce « plan social » d’une brutalité sans précédents est dénoncé à travers une déclaration déjà signée par 5 700 acteurs associatifs.

Certes un premier recul visant à une « sanctuarisation temporaire » (!) de certains contrats aidés a été mis en oeuvre, mais sans rien changer du montant global des crédits budgétaires si les associations ne se battent pas.