SERAFM : AG du personnel le 14 JANVIER 2019 !

Notre collègue éducateur convoqué à entretien préalable le 30 novembre dernier dans une procédure disciplinaire complètement ubuesque a reçu à son domicile le 26 décembre 2018 (en guise de cadeau de Noël tardif ou d’étrennes anticipées ?) une sanction disciplinaire sous forme d’avertissement ! La lettre recommandée (bizarrement datée du 18 décembre) parvenant presque à la limite légale d’envoi, mentionne d’emblée le mail informatif de son collègue qui avait reçu une assistante familiale qui ramenait précipitamment un  jeune au service et qui avait échangé brièvement avec ce jeune, collègue qui était par ailleurs secrétaire du CHSCT et DP !

Nous avons pu dire ce 8 janvier 2019 en fin de NAO à la DG Patricia CORTES et à la DRH Patricia JACQUOT COURET (le directeur Enfance famille Sylvain DUMONT LEMARIE ne participant pas aux NAO) à quel point nous trouvions en tant que syndicat le procédé écœurant, consistant à mêler contre son gré cet élu à cette procédure disciplinaire bidon décidée par l’employeur et signée par Nicolas PECHABRIER, le directeur si judicieusement choisi  par l’association pour diriger le service de placement familial SERAFM, plus gros service de MONTJOIE, depuis cet été, après six longs mois de carence… Voilà en tout cas, dans le « diviser pour régner » et la manipulation, de vraies compétences !

Même malgré parfois des désaccords, les directrices précédentes du SERAFM Catherine CHAILLOU puis pendant deux ans Pascale NOUAILLE étaient estimées par beaucoup comme compétentes sur le plan technique et à leur manière, tout en étant « loyales » à l’employeur, protégeaient le dispositif centré sur l’enfant, et protégeaient l’équipe des « errements du gestionnaire » (pour reprendre la formule consacrée en son temps dans l’ORNE, suite à la perte par MONTJOIE de la MECS des Sources, que nous vécûmes très mal) ; elles faisaient preuve d’une certaine bienveillance exigeante pour au contraire aider les salariés en équipe pluridisciplinaire face aux erreurs quand il y en avait (qui n’en fait pas, surtout quand l’on travaille dans « l’Humain » ?), surtout apportaient de vrais conseils pertinents et de la réflexion face aux difficultés des jeunes ou vécues par les familles d’accueil.

Le 30 novembre 2018 pour l’entretien préalable, une belle mobilisation de solidarité, y compris de collègues assistant.e.s familiales.iaux nombreuses.eux, accompagnait notre collègue considéré comme un bon professionnel consciencieux, disponible et soutenant, face aux reproches formulés ; il était assisté pour cet entretien disciplinaire de la psychologue du service (qui connaît bien le jeune et cette A.F. qui l’avait ramené avec ses valises au motif qu’on ne lui avait pas tout dit de ses problématiques antérieures d’ordre sexuel datant de trois années et qui devait l’accompagner pointer pour son suivi judiciaire toujours d’actualité) : il a été démontré dès le 30 novembre que c’était faux, et toutes les explications avaient été fournies, éléments factuels à l’appui.

Le seul reproche qu’on puisse faire en définitive, c’est que notre collègue n’aurait pas du présenter la situation du jeune à cette Assistante familiale car c’est dans le projet de service validé par le bureau du CA le rôle d’un cadre (de direction  ou psychologue) mais il l’avait fait avec l’accord de la direction (du fait de congés et de délais à respecter pour ce changement de FA qui tardait). L’affaire aurait donc du en rester là ! Elle aurait même pu très facilement et professionnellement dans l’intérêt du jeune et de cette famille d’accueil être évitée et traitée techniquement en amont, puisque l’assistante familiale avait cherché en vain à joindre la direction le lundi (avant de ramener le jeune le mardi) et puisqu’elle a été reçue (ainsi que le jeune) le mardi par le directeur assisté d’un chef de service, directeur qui a refusé la présence à cet entretien de la psychologue qui suit le jeune, qui se proposait d’y participer à ce titre ! Refuser le point de vue « clinique » et la présence d’une psychologue cadre technique dans ce type de situation est particulièrement grave, n’a plus rien à voir avec l’intérêt de l’enfant, et choque évidemment de nombreux professionnels : dans quel but ? Que cherchent-ils réellement ? 

Mais plus globalement, qu’est-ce que c’est que ce système de dirigeance qui peu à peu « métastase » dans tout Montjoie depuis six ans et crée de la souffrance au travail dans de nombreux services et de multiples départs de Montjoie ? Il faut selon nous en revenir d’urgence aux cœurs de métiers et de missions, avec l’usager au centre, et les dispositifs techniques soutenus et les professionnels reconnus, pour des réponses de qualité et des moyens humains correspondant, surtout dans le contexte concurrentiel détestable des Appels à projets, car on a déjà perdu l’ISEMA retiré à Montjoie et confié à une autre association, et tout récemment le dispositif PEAD en SARTHE transféré à la Sauvegarde alors que nous l’avions à titre expérimental, et le « Lot 4 » de TOURS (37) a été déclaré « infructueux » malgré notre réponse « extraordinaire »  (justifiant une prime de 3 000 € à certains cadres cet été) ! Car ce sont aussi des emplois, des salariés dans leur immense majorité motivés et engagés, ce sont aussi les valeurs associatives humanistes et rassembleuses de notre Charte et du projet associatif qui sont en jeu !

LUNDI 14 JANVIER 2019 à partir de 14 h : EXIGEONS : L’annulation de cet avertissement ! L’arrêt du « diviser pour régner » et des manipulations ! Le retour de la bienveillance et qualité de vie au travail pour TOUS les professionnels du SERAFM comme de tous les salariés de tous les services de MONTJOIE !